Les taxis sont partout. Les Peugeot 504 côtoient des Fiat de construction locale, les Lada et autres Renault-Dogan. Apparemment il suffit de repeindre sa voiture en blanc et noir, d'obtenir une licence... et vous voilà dans le business.Les taxis du Caire

Non que ce business soit facile, car les courses sont généralement assez bon marché: 5 francs livres pour de courtes courses, 10 à 15 pour de plus longues, et, si vous êtes doué(e) en négociations, 35 livres pour l'aéroport.

Car puisqu'il n'y a pas de compteur, les prix sont "librement négociables" et donc partiellement à la tête du client (et, en sens inverse, à la tête du chauffeur). Pour discuter le prix... attention à l'Anglais, tant le vôtre que celui du chauffeur; thirty et fourty sont parfois bien proches, tout comme fifty et fifteen (!). Evitez d'écrire, car si vous écrivez un zéro... c'est interprété fort justement comme un 5. Donc... les doigts ou vous montrez les billets (non, non, on ne les donne pas à l'avance!).

Une fois habitué, cela n'est plus trop un problème: on discute le prix avant, et on refuse fermement toute augmentation par la suite. Bien sûr, pour refuser l'augmentation, il vaut mieux avoir la monnaie... et si on ne l'a pas s'arrêter près d'une boutique qui l'aura peut-être.

Bien entendu, il faut se préparer à toutes les ruses au moment de payer: d'abord tout le monde descend, et à ce moment on paye. Avec la monnaie, tout se passe bien: même si le chauffeur veut revenir sur le prix convenu, il n'est pas en position de force. Et s'il veut refuser, il suffit de poser les billets sur le siège avant puis de partir.

Plus compliqué si l'on doit vous rendre de la monnaie. Evitez si possible de donner vore billet tant que le chauffeur ne vous montre pas ce qu'il s'appr^te à vous rendre. Et si vous avez donné votre billet et en attendez le retour, il est plus sage que l'un des passagers reste dans la voiture, le temps que vous récupériez votre monnaie, selon le prix convenu initialement. Et n'oubliez pas de recompter, les "erreurs" sont fréquentes! 

Les taxis jaunes, eux, sont une création récente. Voitures récentes, air conditionné, compteur qui marche, chauffeur qui parle plus ou moins l'Anglais. Seul problème: ils ne sont que quelques centaines, appartenant à 3 sociétés. Et si l'on excepte quelques très rares endroits où ils sont "en station"... il faut les réserver par téléphone, généralement deux heures à l'avance... Facile donc de comprendre pourquoi on ne les prend que rarement!

Plus de détail sur le site du CEDEJ sur ce Plan "Cairo-Taxi" et, pour les anglophones, sur le site de l'American Chamber of Commerce in Egypt.

Le GPL. Une grosse partie des taxis a été reconvertie au GPL, ce qui probablement diminue de façon significative la pollution générée par ces mécaniques souvent mal réglées. Le réservoir GPL, c'esune bonbonne dans le coffre du taxi... ce qui explique que l'on ne puisse y mettre de valises, et que ce soit donc la galerie de toit qui en soit chargée. Et quant à l'entrée du réservoir GPL... elle est dans le compartiment moteur, sous le capot. Heureusement que seul le personnel des stations-services assure le remplisssage, car le moteur semble une proximité bien dangereuse!