Plus exactement, on finit toujours par marcher sur la chaussée!

En effet, les trottoirs sont fréquemment coupés par des entrées de garage -en contrebas avec un mur, à tout hasard- ou par d'autres obstacles. On n'a alors pas d'autre choix que de descendre sur la chaussée (attention aux voitures! voir le blog cairote de Nicolas) et lorsqu'on veut remonter sur le trottoir, le succès est loin d'être garanti: parfois on ne peut y accéder que plus loin parce que voitures ou obstacles bloquent l'accès; ou encore à cet endroit le trottoir est vraiment très haut.

Après avoir fait plusieurs fois ce manège, on fait comme tout le monde, on marche sur la chaussée. Il faut juste faire attention aux voitures et ne pas surprendre les chauffeurs.

Autre avantage de marcher sur la chaussée: on évite ainsi les retombées d'eau des climatiseurs. Comment? Je ne vous avais pas encore parlé des climatiseurs?

Bien entendu, au Caire les climatisueurs (cette erreur de frappe me paraît en fait très amusante!) sont nombreux. Mais leur installation est assez récente, et comme elle n'a pas été prévue dès le début... l'évacuation de l'eau résultant de la condensation se fait d'une façon très "personnelle": certains font les choses proprement, et ladite eau est soigneusement récupérée et évacuée proprement dans des canalisations adéquates; mais pour la plupart, c'est beaucoup plus bricolé, avec deux grandes variantes:

  • On recueille la condensation et on l'achemine sur le trottoir par un tuyau plastique qui arrive au pied de l'immeuble ou encore (variante moins esthétique mais de loin plus astucieuse) au pied d'un arbre sur le trottoir.
  • Le plus souvent, on ne fait rien, et l'eau de condensation tombe sur le trottoir. Les premiers temps, lorsqu'on reçoit une goutte on lève la tête pour chercher l'oiseau coupable du méfait... avant de réaliser qu'il n'y a pas d'oiseau mais juste un ou plusieurs climatiseurs.

Et voilà pourquoi tout le monde se retrouve sur la chaussée!